Les notables de Benghazi piégés par la guérilla

Les représentants officiels du CNT (Conseil National de transition) ont été surpris par la réaction des tribus qui, en apprenant la mort du benjamin de Mouammar Kadhafi, Saïf Al Arab et des trois fils de ce dernier dans un bombardement de l’OTAN, se sont précipités pour envoyer leurs condoléances au guide de la révolution libyenne. [onlypaid]Cette réaction a rappelé aux rebelles libyens qui ont fêté la mort du fils de Kadhafi à Benghazi la réalité tribale de la Jamahiriya. Certains rebelles de Djebel Al Akhdar ont essayé de se rendre à Tripoli pour présenter les condoléances à Kadhafi et à sa tribu. Les dignitaires de Benghazi ont fait savoir aux chefs des tribus des Mgharhas et de Ouerfella, qui les ont sollicités pour tenter une médiation avec les rebelles, qu’ils n’étaient pas contents de ce qui se passait dans la deuxième ville du pays. Les dignitaires de Benghazi sont, semble-t-il, dépassés par l’ardeur des révolutionnaires qui sont en train de tout bousculer. Au début de l’insurrection, les notables tribaux de l’Est libyen croyaient qu’ils allaient recouvrir un rôle majeur dans la nouvelle carte politique de la Libye. Ils ont été déçus quand les combattants sur le terrain les ont largement contournés. Ils se sentent aujourd’hui piégés, incapables de revenir dans le giron de Mouammar Kadhafi, mais également débordés par les nouveaux chefs de la guérilla qui confirment leur statut de leader sur le terrain en combattant férocement les mercenaires de Kadhafi.[/onlypaid]

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