Malaise autour du porte-parole de la diplomatie algérienne 

Un véritable malaise règne en ce moment au ministère des Affaires étrangères algérien.  Notoirement connu pour son impulsivité et son tempérament instable et agressif, le Directeur Général et Porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères Abdelaziz Benali-Cherif est au cœur d’une vive polémique.

Dans les coulisses de la diplomatie algérienne, il est accusé d’user de son milieu de travail comme d’un lieu de prédilection pour ses innombrables relations extraconjugales entretenues dans les bureaux mêmes du Ministère des Affaires étrangères au su et au vu de tous.

Ces détracteurs considèrent que cette situation a considérablement terni l’image du poste de porte-parole du Ministère des Affaires étrangères qu’il occupe depuis janvier 2014.

En effet, Benali-Cherif est depuis 2005, le père d’un enfant  prénommé ZAKARIA, fruit d’une relation extraconjugale entretenue avec sa propre secrétaire, alors qu’il occupait le poste de Directeur de l’Europe Occidentale à la prestigieuse Direction Générale Europe (DGE).

En dépit des pressions exercées par la famille de Mlle BADIA, mère de cet enfant, venue plusieurs fois se plaindre au Ministère, Benali-Cherif a toujours refusé d’officialiser sa paternité de l’enfant conçu avec sa secrétaire. Il s’est engagé en revanche et dès la naissance de cet enfant, à subvenir à tous ses besoins moyennant des sommes d’argent versées officieusement à sa mère.

Le scandale ainsi provoqué au sein du Ministère n’a pas empêché Benali-Cherif de progresser dans sa carrière la même année et plus rapidement que ses collègues. A la surprise générale, il a été proposé en 2005, par Ramtane Lamamra, alors Secrétaire Général du MAE, pour une promotion à la haute fonction d’Ambassadeur d’Algérie à Madagascar.

L’administration du MAE s’est ainsi chargée d’étouffer les revendications de la mère de l’enfant ZAKARIA, de voir ce dernier officiellement reconnu par son père biologique. Elle a été dissuadée de porter plainte ou de recourir à la justice au motif selon lequel cette affaire risquerait de porter préjudice à la réputation du Ministère et de ternir l’image de notre diplomatie.

En juillet 2013, Benali-Cherif, de retour de Madagascar, obtient de l’administration du MAE, l’affectation de Mlle BADIA en poste auprès du Consulat Général d’Algérie à Paris, en qualité de secrétaire dactylographe. Toutefois, elle fera rapidement l’objet de plusieurs rapports disciplinaires dont le dernier dressé par M. Mohamed ADDOU, Consul Général, débouchera sur son rappel à l’administration centrale, fin 2015, pour insuffisance et négligence professionnelles.

Mais de nouveau, Benali-Cherif usera de ses influences au sein de l’Administration du MAE pour obtenir la mise en disponibilité immédiate de Mme BADIA et son retour en France à titre privé. L’objectif de Benali-Cherif est de garder l’enfant et sa mère loin du MAE afin d’éviter tout éventuel embarras que leur présence pourrait lui occasionner. Pour ce faire, il assure les frais de séjour privé en France de Mme BADIA et la scolarité de son enfant âgé aujourd’hui de 12 ans, en échange du renoncement par cette dernière, à sa demande de reconnaissance officielle de la paternité de son fils par Benali-Cherif.

Ce cas de figure qui illustre les conditions dans lesquels ont été promus à l’étranger deux fonctionnaires du MAE, l’un appartenant au corps des Ambassadeurs et l’autre aux corps communs, offre du reste, une idée de la connivence non seulement de l’Administration du MAE mais surtout des enquêtes de complaisance des services de sécurité algériens (en tout cas du temps de la DDSE) alors qu’ils sont pourtant régulièrement sollicités pour donner leur avis sur toutes affectations de fonctionnaires dans les services extérieures.

Mlle BADIA bénéficie actuellement d’une position de mise en disponibilité et réside en France, alors que Benali-Cherif, promu Directeur Général en 2014, est candidat proposé par M. Ramtane Lamamra, pour occuper de nouveau la haute fonction d’Ambassadeur au titre du prochain Mouvement de Chefs de postes diplomatiques, et ce, au détriment de diplomates beaucoup plus méritants et plus intègres.

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  1. fise du porte parrole 20:30 - juin 21, 2017

    quelle monsonge il ma laisse sa c’est vrais mais il na gamais debourse le moindre centime pour moi

  2. Zahouani 01:08 - juillet 17, 2017

    Dans notre pays les compétents sont marginalisés et ceux sont les pays étrangers qui profitent de leur intelligence et de leur compétence et cela ne date pas d’aujourd’hui d’ailleurs et c’est la raison pour laquelle on restera toujours les derniers dans tous les domaines, impossible de devenir un pays émergent avec le bricolage !