Le mastodonte algérien Sonatrach se fait draguer par l’Irak et le Mozambique 

Victime de la chute du prix du baril et de la crise financière, la compagnie algérienne des hydrocarbures Sonatrach cherche des solutions à l’étranger. Deux pays lui ont d’ores et déjà ouvert ses portes, apprend-on de sources concordantes, l’Irak et le Mozambique. La  semaine passée, le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, s’est rendu en Irak pour rencontrer de nombreux hauts responsables du pays, afin d’envisager la possibilité d’exploiter des gisements gaziers et pétroliers sur le territoire irakien.

Ravagé par la guerre civile et la lutte contre Daech, l’Irak se reconstruit petit à petit et dispose d’un potentiel très prometteur. Sur 80 champs pétroliers identifiés, 17 seulement étaient exploités avant l’invasion américaine de mars 2003. L’Irak possède en effet les plus importantes réserves de pétrole facilement exploitables au monde, devant celles de l’Arabie-Saoudite et du Venezuela. Au regard de la proximité actuelle de l’Irak avec l’Iran, plusieurs compagnies anglo-saxonnes pourraient déserter le pays pour le plus grand bonheur de Sonatrach, qui pourrait y développer des projets rentables.

L’autre pays que lorgne la compagnie algérienne est le Mozambique, où d’importantes réserves de pétrole ont été récemment découvertes. Sonatrach devra pourtant se mesurer sur place au groupe sud-africain Sasol, qui a jusqu’à présent devancé tous les géants pétroliers mondiaux. Avec ces deux projets en perspective, la Sonatrach envisage de sortir de sa dépendance vis-à-vis du marché algérien et espère améliorer la dimension international du groupe.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *