Omar Ould Hamma « Sahraoui », le cadeau algérien à l’Espagne

Depuis des mois, La hantise d’Alger est que les deux otages espagnols Albert Vilalta et Roque Pascual détenus par AQMI soient exécutés par leurs ravisseurs.

Alger a peur que l’opinion publique espagnole commence à adhérer aux thèses marocaines sur la possible implication des membres du Polisario dans les activités terroristes d’Al Qaïda si les ressortissants espagnols venaient à être tués.

 

D’autant plus que le principal organisateur du rapt n’est autre que Omar Sid’Ahmed Ould Hamma, un «Sahraoui» condamné à 12 ans de prison par la justice mauritanienne et a qui on a fabriqué une identité malienne sur le tard. Devant l’intransigeance de la justice mauritanienne qui a démontré l’implication de Omar le « sahraoui » dans le rapt des « humanitaires » espagnols, l’Algérie a augmenté sa pression sur Nouakchott pour que celle-ci le relâche. Dans un premier temps le président mauritanien aurait opposé un niet catégorique au Algériens. C’est alors que les proches du Polisario très présents en Mauritanie ont commencé une campagne de harcèlement contre le pouvoir de « Aziz » l’accusant d’être un agent à la solde des Marocains. Celui-ci a fini par céder aux pressions algériennes. Une issue « honorable » aurait été trouvée et à la quelle les Maliens ont été associés. Il y a quelques jours, le ministre de la Justice mauritanien Abidine Ould Elkheir a été envoyé à Bamako pour négocier une éventuelle extradition de Omar le «Sahraoui » vers le Mali dont il est citoyen. Le dimanche dernier, Omar Ould Hamma a été exfiltré de sa prison mauritanienne et se dirigerait actuellement, sous bonne escorte, vers les frontières maliennes où les autorités de ce pays le récupérerait avant de qu’il ne soit livré à AQMI en échange de la libération des otages espagnols. Aujourd’hui, une course contre la montre est engagé dans le Sahel. Les Algériens veulent que les otages espagnols soient libérés avant qu’il ne leur arrive quoi que se soit. C’est vraisemblablement une question de vie ou de mort pour le Polisario.

 

 

 

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