Pierre Bergé organisait-il des orgies pédophiles à Majorelle ?

Dans un livre à la limite du nauséabond et truffé de détails souvent sordides, l’ancien chauffeur du couple Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent, aujourd’hui décédés, laisse sans voix si les faits étaient avérés. Fabrice Thomas, qui vit depuis neuf ans au Québec, accuse l’ancien actionnaire du Monde, dont les cendres ont été dispersées dans le jardin Majorelle à Marrakech, de s’y être adonné à des pratiques passibles de poursuites. Celui qui fut l’amant d’Yves Saint-Laurent avant d’entretenir une relation intime avec Pierre Bergé, révèle dans son livre « Saint Laurent et moi : une histoire intime » paru aux éditions Hugo Doc, des faits troublants dont il dit avoir lui-même été témoin. Ainsi, le célèbre couple aurait fait de la villa Oasis à Marrakech un lieu de villégiature sexuelle, où il leur arrivait souvent de recevoir d’autres célébrités venant des quatre coins du monde, mais aussi de (très) jeunes hommes marocains. L’écrivain soutient même que le jardin Majorelle, aujourd’hui un musée très visité de Marrakech, a été le cadre de soirées de luxure et de dépravation. Selon le témoignage de Fabrice Thomas, YvesSaint-Laurent aurait un jour affirmé que Majorelle était « les Tuileries de Marrakech ».
Aujourd’hui, alors que la plupart des protagonistes cités par Fabrice Thomas ont disparus, rien ne vient étayer son récit. Sauf peut-être ce passage signé de Pierre Bergé lui-même, dans son livre « Lettres à Yves » chez Gallimard : « Comme ils étaient gentils et beaux, ces garçons marocains ! Ils jouaient tous au football, avaient le corps musclé. On avait avec eux des rapports qui ne sentaient ni l’argent ni la vulgarité ».

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  1. Lucienne Kouaci 15:55 - novembre 18, 2017

    Bonjour,

    J’ai lu le livre ainsi que votre article et je tiens à vous répondre.

    a) Vos commentaires : …nauséabond… détails souvent sordides. »
    Comme pour la plupart des fantasmes sexuels débridés, lorsque ceux-ci sont révélés au grand jour,
    le choc est énorme. Mais la réalité étant ce qu’elle est, on se doute bien que les moyens utilisés
    pour satisfaire sa libido sont très personnels.

    b) Vous dites : …rien ne vient étayer son récit. » (de F. Thomas)
    Mais, de leur vivant, les protagonistes cités n’auraient sans doute jamais parlé de leurs
    pratiques intimes. De plus, pourquoi F.Thomas mentirait-il ? L’expérience vécue est bien
    sienne.

    Cordialement.