PJD : le « cas très compliqué » d’Abdelali Hamieddine

Mais pourquoi le Pistolero par excellence du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste au pouvoir) s’énerve-t-il ainsi ?  Le parlementaire du PJD habitué à des prises de position iconoclastes sentirait-il l’étau se resserrer autour de lui ?

Il semblerait que le président du forum Al Karama ait perdu son sang-froid face à la résurgence de l’affaire d’Aït Ljid, étudiant gauchiste assassiné au début des années quatre-vingt-dix par des étudiants d’obédience islamistes, en décidant de poursuivre en justice certains journaux.

Le nom d’Abdelali Hamiedine est souvent cité dans l’affaire Aït Ljid, même si la Justice l’avait par le passé blanchi de toute implication dans le meurtre du militant de la gauche.

Derrière ces rebondissements, la tenue par la famille Aït Ljid d’une conférence de presse à Fès où l’avocat de la famille a révélé de nouvelles preuves qui pourraient mettre en cause Abdelali Hamieddine. L’avocat de la famille a même annoncé la convocation à nouveau par la Justice du parlementaire du PJD.

Il faut dire que depuis quelques temps les ennuis n’en finissent pas de s’accumuler au-dessus d’Abdelali Hamieddine. Très lié pendant des années à l’ancien ministre de la Justice, Mostafa Ramid, il a préféré rejoindre les rangs des pro-Benkirane et est sorti grand perdant lors du dernier congrès du PJD. Une issue qui pourrait lui être fatale.

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