Affaire Catherine Graciet-Eric Laurent : deal commercial ou chantage ?

Réunie en assemblée plénière vendredi dernier, la Cour de cassation rendra un avis définitif le 10 novembre prochain sur la légalité, ou non, des enregistrements réalisés à l’insu de Catherine Graciet et Eric Laurent par l’avocat du Palais royal, Me Hicham Naciri. En septembre 2016, cette même Cour de cassation avait jugé illégale la procédure suivie par les enquêteurs qui avait permis de confondre les deux journalistes français, tandis qu’en février dernier, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Reims avait déclaré valides ces mêmes enregistrements. Depuis 2015, Catherine Graciet et Eric Laurent sont poursuivis pour chantage et extorsion de fonds, soupçonnés d’avoir réclamé au Palais royal, et donc au roi du Maroc, deux millions d’euros en échange de l’abandon de la rédaction d’un livre supposé gênant pour le royaume. Dans le cas où la Cour de cassation confirmerait sa décision de septembre 2016, la défense des deux journalistes français tenterait de faire valoir auprès du tribunal le « deal commercial » et ainsi envisager récupérer l’argent de la transaction, dont 80.000 euros déjà perçus et saisis par la police lors de leur interpellation. Les enregistrements audio, dont plusieurs extraits ont été rendus publics, laissent clairement apparaître la thèse du chantage, ce qui, quelque soit la décision de la Cour de cassation, a d’ores et déjà ruiné la carrière journalistique des deux apprentis escrocs.

 

 

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  1. Chakouri 06:37 - novembre 4, 2017

    Des journalistes ripoux….