Une CIN biométrique pour contrôler les infiltrations d’AQMI

Par crainte de recrudescence de l’insécurité suite aux menaces du réseau terroriste Al Qaïda de venger la mort de Ben Laden, les autorités mauritaniennes font preuve d’imagination pour se prémunir contre d’éventuelles attaques sur leur territoire. [onlypaid]Une des mesures préventives prises récemment par le président Mohamed Ould Abdel Aziz est l’institution d’un système d’identité biométrique sécurisé. Par cette mesure, les services sécuritaires espèrent mieux contrôler les flux au niveau des postes frontières et à l’intérieur du Pays. Nouakchott craint en effet d’éventuelles infiltrations à l’aide de fausses pièces d’identité, d’éléments de la nébuleuse terroriste Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) très actifs dans la vaste bande sahélo-saharienne, pour commettre des attentats contre les intérêts des pays occidentaux en Mauritanie. L’opération d’enrôlement des populations à travers la mise en service de la carte d’identité biométrique, permettra selon ses concepteurs, de maîtriser les passages aux frontières à travers ce système qui facilitera l’identification de chaque habitant qu’il s’agisse d’un citoyen ou d’un résident et par conséquent de surveiller de près les mouvements des éléments indésirables. Les forces de sécurités espèrent aussi pouvoir renforcer la lutte contre la falsification des documents d’identité, l’immigration clandestine, le trafic d’armes et de stupéfiants et contre le crime organisé.
Des bureaux de l’Agence nationale du registre de la population et des documents sécurisés, équipés en matériel numérique, ont été installés à cet effet, à travers tout le territoire national.
Parallèlement à cette initiative, le président mauritanien mène actuellement des concertations diplomatiques et sécuritaires, avec ses homologues des pays du Sahel (Mali, Algérie et Niger) pour mieux sécuriser la région. La guerre en Libye a en effet fait naître chez les dirigeants de ces pays, une forte inquiétude liée à la crainte d’une prolifération des armes, y compris les armes lourdes, qui pourraient ainsi tomber entre les mains de groupuscules terroristes d’Aqmi. Dans les capitales des pays du Sahel, on s’attend au pire surtout après la liquidation d’Oussama Ben Laden, chef de la branche mère d’Al Qaïda (à laquelle AQMI a prêté allégeance en 2007). Reste à savoir si les dirigeants du Sahel parviendraient-ils ou non à surmonter leurs divergences pour mettre en pratique toutes leurs bonnes intentions ? [/onlypaid]

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