Urgent : zones d’ombres autour de la mort de Mahfoud Ali Beiba, N°2 du Front Polisario

Mahfoud Ali Beiba, N°2 du mouvement Front Polisario est décédé hier soir aux abords de Tindouf en Algérie, officiellement suite à une crise cardiaque. Depuis l’annonce de cette nouvelle par l’agence du Front Polisario,  les spéculations vont bon train sur les conditions exactes de la mort de Beiba.

Ce dernier cumulait les fonctions de Président du Conseil National Sahraoui avec celle de négociateur en chef avec le Maroc pour la résolution du conflit du Sahara Occidental.Figure importante du mouvement, Beiba a occupé brièvement le secrétariat général du Front Polisario, après la mort de son fondateur El Ouali Mustapha Sayed en 1976. Remplacé par Mohammed Abdelaziz dans des conditions obscures, il a toujours eu des  responsabilités importantes, dirigeant notamment plusieurs fois le gouvernement. Il était connu pour son caractère entier, son franc-parler, et était capable d’entrer dans des colères noires, quel que soit son interlocuteur. En tant que négociateur principal avec le Maroc, il était tenant d’une ligne dure, mais sa position tendait  vers plus de réalisme lors des derniers rounds, déclenchant l’ire de ses soutiens. Intransigeant dans la forme mais fin stratège, Beiba était une figure respectée au sein de la Nomenklatura du Polisario, grâce à sa capacité à faire le lien entre les franges tribales qui constituent l’équilibre complexe du mouvement. Cette capacité à perturber cet équilibre était aussi perçue par ses rivaux comme un sujet d’inquiétude pour ses protecteurs algériens, dans le contexte du futur changement de leadership du Polisario. Beiba représentait alors une alternative crédible à un chef vieillissant qui trainerait les séquelles d’une longue maladie,  alors que Mahfoud semblait en excellente forme, selon certains sahraouis qui l’ont croisé récemment. Selon d’autres informations issues de proches du défunt, certains membres de sa famille, dont ses deux frères vivant à l’étranger, auraient des difficultés à rejoindre les camps de Tindouf pour assister aux funérailles…

 

 

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