À l’approche des élections législatives prévues au début de l’automne, qui déboucheront sur la formation d’un nouveau gouvernement, les cabinets ministériels commencent à se vider progressivement de leurs cadres.
À l’exception de ceux issus des mêmes partis que leurs ministres de tutelle, la majorité des autres collaborateurs ont d’ores et déjà engagé des démarches pour se repositionner. Certains ont quitté leurs fonctions, d’autres explorent activement de nouvelles opportunités, conscients que leur mandat prend fin avec celui de l’actuelle équipe gouvernementale.
« C’est une tâche ingrate, harassante et relativement mal rémunérée au regard de l’investissement qu’elle exige », confie un ancien membre d’un cabinet ministériel ayant récemment rejoint le secteur privé.
Plusieurs collaborateurs n’ont pas été convaincus par les assurances informelles évoquant un éventuel maintien après le remaniement attendu. Face à l’incertitude politique, ils ont préféré sécuriser leur avenir professionnel sans attendre la recomposition gouvernementale.
Ce mouvement de départs concerne également une partie des équipes rattachées aux services relevant directement du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.
Conséquence : certains cabinets se retrouvent aujourd’hui en sous-effectif, ce qui alourdit la charge de travail de ceux qui ont choisi de rester, par fidélité politique ou par calcul stratégique.
À mesure que l’échéance électorale se rapproche, la fébrilité gagne les couloirs ministériels. Dans l’attente d’un nouveau rapport de forces, chacun ajuste sa trajectoire.