C’est officiel. Les projets de deux nouvelles lignes à grande vitesse (LGV) quittent les tiroirs pour connaître un début de concrétisation. Dans le Bulletin officiel daté du 7 de ce mois de septembre est publié un décret signé par Abdessamad Kayouh, ministre du Transport et de la Logistique affirmant qu’il sera procédé à une large opération d’expropriation pour utilité publique pour la construction d’une LGV entre Agadir et Marrakech et une autre entre les villes de Chichaoua et d’Essaouira.
Pour le moment, Agadir, Chichaoua et Essaouira ne sont pas reliées au réseau ferroviaire national.
La déclaration d’utilité publique permet d’engager les procédures administratives et foncières liées aux terrains concernés par les futurs tronçons, conformément à la loi n° 7.81 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique.
Il y a quelques mois, Abdessamad Kayouh avait indiqué que les études relatives à la LGV Marrakech-Agadir étaient achevées et que son coût était estimé à près de 55 milliards de dirhams. De même, il avait précisé que son ministère et l’Office national des chemins de fer (ONCF) œuvraient à la mobilisation de partenaires internationaux pour le volet du financement.
L’une des grandes difficultés pour cette future LGV est la nature du relief de la région du Haut Atlas puisque près de 70% des ouvrages programmés devraient être construits sous forme de ponts et de tunnels.
Pour le moment, et au mois de mai dernier, le taux d’avancement de la LGV Kénitra-Marrakech avait atteint 30%, pour une mise en service prévue en septembre 2029.