Dérive autoritaire en Tunisie : personne ne peut arrêter « Kaiser » Saïed ?

La réponse est simple : personne, no one, niemand. L’indomptable président de la République tunisienne est intraitable. Après avoir écarté les islamistes, au pouvoir depuis 2011, Kaïs Saïed s’est beau présenté comme le garant de la démocratie et de la liberté d’expression, toutefois, cet universitaire continue son bricolage, sans fin, au plus haut sommet de l’État.

Des partenaires nationaux et internationaux mis à l’écart, des journalistes arrêtés pour des commentaires sur les réseaux sociaux, des Instances dissoutes par décrets présidentiels… Kaïs Saïed règne en maître absolu en Tunisie. Son dernier chef d’œuvre : changer la composition de l’Instance électorale (ISIE), chargée de l’organisation des prochaines élections.

Le Conseil de l’ISIE sera, ainsi, composé de sept membres désignés par décret présidentiel. Pour le, désormais, président intérimaire de l’Instance, Nabil Baffoun, la décision du président de la République fait de lui “juge et partie” et porte un coup à l’indépendance de l’Instance, alors que ses membres sont nommés par Kaïs Saïed. Une démarche qui risque de déplaire aux Etats-Unis et à l’Union européenne, deux principaux partenaires de la Tunisie.

Pendant ce temps, le pays connaît l’une des pires crises financières de son histoire. L’instabilité politique et les besoins de financements élevés de la Tunisie obèrent les perspectives économiques. Les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) peinent à se concrétiser et la Tunisie poursuit sa dégringolade. Sous Ennahdha où Kaïs Saïed, le chaos semble, malheureusement, inévitable.

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