Exclusif. Algérie : Le président Abdelmadjid Tebboune met à l’écart… Les « services de Renseignement »

Énorme malaise au plus haut sommet du pouvoir algérien. Les services algériens ne se sentent plus « écoutés » par le Président algérien Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier a décidé de les mettre à l’écart et de ne pas prendre à la lettre les rapports qui lui sont remis par les diverses unités des services secrets algériens. Tebboune leur préfèrent les rapports des Renseignements Généraux (RG) de la DGSN, à savoir la police algérienne. Depuis la fin du mois d’avril passé, Tebboune tend davantage son oreille à Kamel Beldjoud, son fidèle compagnon et ministère de l’Intérieur, qu’au général Abdelghani Rachedi, le patron de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), la plus puissante composante des services secrets algériens.

Selon nos sources, Tebboune en veut beaucoup aux « services » et doutent, désormais, de leur loyauté en raison de leurs rapports consécutifs préconisant un report des élections législatives anticipées prévues le 12 juin prochain. Le Président algérien n’apprécie pas ses « notes confidentielles » qui n’abandent pas dans son sens et ne caresse pas dans le sens du poil ses orientations officielles.

Avec son compagnon et ami Kamel Beldjoud, ministre de l’Intérieur, Tebboune se sent beaucoup plus en sécurité d’autant plus que la DGSN obéit à la moindre injonction ou agenda tracé par le locataire de la Présidence algérienne sans omettre la moindre réclamation ou émettre un véto.

La mise à l’écart des services algériens a fini par provoquer un véritable malaise au sein de la Présidence algérienne et le dernier relai de la DGSI au sein du Palais Présidentiel d’El-Mouradia a été limogé le 18 mai dernier. Il s’agit de Karim Younes, médiateur de la République, et puissant lobbyiste au sein du régime algérien en faveur des orientations et plans de gestion des crises proposés par les services secrets algériens. A la suite d’un pressing exercé par Kamel Beldjoud et Boualem Boualem, puissant conseiller considéré comme l’oreille secrète du président algérien, Tebboune a fini par dédicer de limoger Karim Younes pour manifester sa colère contre le clan « des services » qu’il soupçonne de manquer de loyauté à son égard.

Tebboune a essayé depuis son retour de son hospitalisation en Allemagne à la fin du mois de février dernier de trouver un nouveau chef à la DGSI afin de sécuriser ce « corps sécuritaire délicat » et s’assurer de sa loyauté absolue. Il a essayé d’embrigader le général Achour, numéro 2 de l’actuelle DGSI, pour le promouvoir et lui donner les clés de la « boite » afin de conclure une solide alliance avec lui. Mais le général Achour a décliné gentiment cette offre parce qu’il ne voulait pas s’impliquer dans les intrigues du pouvoir algérien prenant conscience que « ce jeu » peut très dangereux pour sa carrière surtout si l’establishment militaire décide brusquement de mettre un terme au « règne » de Tebboune confronté à une forte contestation populaire pacifique depuis le 21 février 2021.

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