Exclusif. La présidence algérienne cherche un nouveau PDG pour Sonatrach et un nouveau ministre de l’Energie

A Alger, le Palais Présidentiel d’El-Mouradia cherche officiellement un nouveau PDG à Sonatrach et un nouveau ministre de l’Energie, a-t-on appris de sources sûres. Le Président Abdelmadjid Tebboune a compris que la situation est devenue intenable dans le secteur de l’énergie, la seule source devises du pays. L’Algérie ne peut pas se permettre continuer à déplorer des pertes financières à cause de l’effondrement des prix du baril du pétrole et du gaz naturel sans disposer d’un plan de relance qui peut lui garantir de retrouver un équilibre financier après la crise du COVID-19.

Tebboune, certifient nos sources, est convaincu, désormais, qu’il faut s’entourer de véritables compétences capables de lui trouver de nouvelles sources de financements pour remettre sur les rails le secteur des hydrocarbures du pays, un secteur naguère qui procurait jusqu’à 45 Milliards de dollars par à l’Algérie.

La Présidence algérienne a lancé, dans ce sillage, des pourparlers pour établir une liste de potentiels successeurs à l’actuel PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar. Plusieurs noms sont évoqués dont des anciens PDG de la compagnie comme Abdelmadjid Attar ou Nazim Zouioueche.

Mais ces deux profils présentent un inconvénient : leur âge avancé. Tebboune souhaite accorder sa confiance à des jeunes managers capables de relancer la machine des hydrocarbures. Il a officiellement demandé, signalent nos sources, à ses conseillers de lui explorer les potentialités dans les rangs des actuels jeunes cadres de Sonatrach qui peuvent relever le défi de succéder à l’ancienne génération des PDG caciques de Sonatrach.

Au niveau du gouvernement, un remaniement est prévu après l’Aid et Tebboune a beaucoup insisté sur l’importance d’un nouveau ministre de l’Energie à la place de Mohamed Arkab qui suscite une vive controverse en raison de son inexpérience et méconnaissance des dessous stratégiques du marché des hydrocarbures.

L’entourage de Tebboune pense en ce moment à Nordine Aït Laoussine qui avait dirigé auparavant ce secteur en 1992 et préside aujourd’hui un cabinet de conseils international. Un profil intéressant pour apporter de la maturité à ce secteur bouleversé par une terrifiante crise mondiale…

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