Exclusif.Le nom du général Gaid Salah est cité sur la liste des personnalités algériennes visées par l’enquête du Tribunal pénal fédéral suisse

En guerre sur plusieurs fronts, Ahmed Gaid Salah, le chef d’Etat-Major de l’armée algérienne, l’homme le plus puissant en ce moment en Algérie, risque d’avoir des soucis sur le plan international. L’homme, sévèrement critiqué et dénoncé par les manifestants du mouvement populaire algérien du 22 février dernier, est officiellement cité sur la liste des personnalités politiques et militaires que le tribunal pénal fédéral suisse devra interroger à la suite de la réouverture du dossier du général Nezzar à Berne. 

Selon nos sources, le procès du général Nezzar, accusé depuis 2011 de torture et de détentions arbitraires, risque d’emporter dans son passage l’actuel Chef d’Etat-Major de l’Armée algérienne, à savoir Ahmed Gaid Salah, dont le nom a été rajouté à la liste des personnalités qu’il faut convoquer pour comprendre les violences de la guerre civile des années 90 par l’ONG TRIAL International, une ONG suisse, créée en 2002 et basée à Genève avec comme principal objectif la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes contre l’humanité. Cette ONG pourrait sur la base des fonctions occupées par Gaid Salah au cours des années 90 au commandant des forces terrestres exigée des comptes à Ahmed Gaid Salah.

Le procès du général Nezzar, qui était le chef de l’armée algérienne entre 1992 et 1994 dans la période de la «sale guerre» antiterroriste, risque donc de déborder de son cadre et impliquer jusqu’aux actuels dirigeants militaires algériens. En plein soubresaut politique avec les évènements qui déstabilisent l’Algérie depuis le 22 février, cette nouvelle risque d’affaiblir encore davantage Ahmed Gaid Salah car lui-aussi, il devra peut-être faire face un jour à des juges helvétiques.

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