Maroc-Allemagne : Quand l’hostilité effrénée de Berlin peine à cacher une avidité et un chantage économiques

Ce n’est pas la première fois que la télévision publique Deutsche Welle (DW) s’en prend frontalement au Maroc et ses institutions. Depuis quelques mois, la télévision DW, porte-voix du gouvernement fédéral allemand, a pris en grippe le royaume du Maroc. Du jour au lendemain, la télévision « faite pour les esprits », comme le proclame pompeusement son slogan, ne rate pas une seule occasion pour dénigrer le royaume chérifien avec violence et sans aucune subtilité. En parallèle, les autorités allemandes permettent à un ancien détenu, Mohamed Hajib, pour des activités terroristes de multiplier à répétition et à visage découvert les appels à la violence contre Rabat.

Mais quelle mouche a donc piqué Berlin, pourtant réputée pour sa retenue et sa diplomatie précautionneuse, pour se comporter de la sorte avec un pays plutôt « ami » ?

Selon des sources généralement bien informées, l’Allemagne qui regarde de près l’essor économique que connaît le Maroc depuis deux décennies se sent « écartée du gâteau marocain ». Berlin aspirait que ses entreprises remportent quelques juteux marchés comme celui des lignes TGV ou dans le domaine des énergies renouvelables. « Les Allemands font clairement pression sur Rabat pour positionner ses entreprises au royaume », nous assure une source autorisée marocaine. De là à parler de « chantage économique », il n’y a qu’un petit pas que notre source n’hésite pas à franchir, en rappelant que Berlin s’était plainte en son temps de « concurrence déloyale » et de « marché taillé sur mesure lorsque les Marocains avait préféré les offres françaises aux allemandes dans les marchés des tramways de Rabat et de Casablanca et lors de l’attribution de la ligne TGV reliant Tanger à Kénitra.
Et pour signifier sa mauvaise humeur à Rabat, Berlin a choisi une hostilité tous azimuts. Tout d’abord sur le dossier libyen où les Allemands ont fait exprès d’ignorer les Marocains pourtant impliqués activement dans la recherche d’une solution à la guerre civile. Sur le dossier du Sahara, alors que le Maroc engrange les succès et que les Etats-Unis décident de reconnaître la souveraineté marocaine, l’Allemagne n’a pas trouvé mieux que de demander une réunion du Conseil de sécurité. Des positions franchement inamicales et un acharnement qui en disent long sur les intentions germaniques.

Voyant que Rabat n’a pas flanchée, l’Allemagne s’en est alors prise aux services de renseignements marocains et à leur patron Abdellatif Hammouchi, pourtant encensés de Moscou à Washington. Les grandes capitales mondiales louent le professionnalisme et le sens d’anticipation de la DGST, qui a participé à déjouer plusieurs attentats, notamment en Europe et aux Etats-Unis.

D’ailleurs, par deux fois en 2017, les limiers de la DGST marocaine avaient alerté la BND, le service extérieur fédéral allemand, de la dérive du tunisien Anis Amri qui passer à l’acte avec un camion-bélier le 19 décembre sur le marché de Noël à Berlin. La passivité des services de renseignement allemands leur avait valus une volée de bois vert de la part de la presse allemande et certains ténors de l’opposition au Bundestag. Un camouflet que l’establishment allemand n’arrive toujours pas à digérer.

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