Selon des sources exclusives citées par Maghreb-Intelligence, le président de la région Dakhla-Oued Eddahab, El Khattat Yanja, figure de premier plan du parti de l’Istiqlal, a officiellement rejoint les rangs du Parti Authenticité et Modernité (PAM).
Ce ralliement n’est pas le fruit du hasard. Il serait le résultat d’une véritable opération commando politique orchestrée par la direction du PAM. À la manœuvre, Fatima Zahra Mansouri, présidente du Conseil national du parti, accompagnée de Mohamed Mehdi Bensaid et Samir Goudar, le trio qui tient les commandes de la formation.
D’après les mêmes sources, les trois dirigeants du PAM se sont déplacés à Dakhla à bord d’un avion privé pour mener des discussions directes avec El Khattat Yanja. La rencontre s’est tenue dans un cadre discret, autour d’un déjeuner organisé à l’hôtel Tulum, où les négociations auraient abouti à un accord. Le président de région portera désormais les couleurs du PAM lors des prochaines échéances électorales.
Mais l’opération ne se limite pas à une prise de guerre symbolique. Toujours selon les informations recueillies par Maghreb-intelligence, pas moins de 124 élus locaux issus du Conseil régional, du Conseil communal et des différentes collectivités territoriales de Dakhla-Oued Eddahab, qui avaient été élus sous l’étiquette de l’Istiqlal, auraient également décidé de rejoindre le PAM.
Un transfert massif qui rebat les cartes dans le paysage politique de la région. Avec l’arrivée d’El Khattat Yanja et de plusieurs dizaines d’élus, le PAM réalise un coup stratégique majeur à Dakhla, une région devenue un véritable laboratoire politique et un enjeu central dans la consolidation de la présence institutionnelle du Maroc dans ses provinces du Sud.
Pour l’Istiqlal, ce départ constitue un revers de taille. Pour le PAM, il s’agit d’un coup d’éclat à quelques mois des prochaines échéances électorales, confirmant sa volonté d’étendre son influence au-delà de ses bastions traditionnels.