L’Arabie Saoudite aurait-elle menacé de rompre les relations diplomatiques avec Alger ?

Une banderole géante déployée samedi dernier dans les tribunes du stade de l’AS Ain M’lila (deuxième division algérienne) a fait monter très haut la tension entre l’Algérie et l’Arabie Saoudite. Sur le « tifo » de quelques dizaines de mètres carrés, apparaissaient d’un côté les visages de Donald Trump et du roi Salmane d’Arabie Saoudite, et de l’autre une représentation de la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem.

Avec ce slogan rédigé en anglais, « Two faces of the same coin »-les deux faces d’une même pièce-. Manière de dire pour ces « supporters » que le souverain saoudien, allié traditionnel des Etats-Unis, soutenait la déplorable initiative américaine de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, alors que Riyad avait qualifié cette reconnaissance d’irresponsable.

Une banderole qui  provoqua la colère saoudienne, Riyad exigeant des excuses officielles de la part des autorités algériennes. Ce qui fut manifestement fait par la voix du premier ministre Ahmed Ouyahia, si l’on en croit un tweet de l’ambassadeur d’Arabie Saoudite en Algérie, sans que cette information n’ait été confirmée côté algérien, tandis qu’une enquête était diligentée par le ministre algérien de la Justice. Une affaire de banderole qui enflamme les relations entre les deux capitales mais aussi les réseaux sociaux algériens.

 

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