Tsunami politique en Tunisie. Les électeurs tunisiens balaient le nouveau système «post-révolution du Jasmin»

Les résultats « sorties des urnes » donnés par les cabinets de sondage Sigma et Emrhod constituent un véritable tremblement de terre politique en Tunisie. Les deux candidats qualifiés pour le deuxième tour seraient Kaiss Saied, un professeur de droit constitutionnel inconnu sur le plan international et Nabil Karoui, magnat des médias qui a fait campagne depuis la prison.
Les Tunisiens qui ont voté-45 % du corps électoral- ont choisi de mettre fin au système qui a prévalu au-lendemain de la révolution de 2011. Aucune des figures principales qui ont marqué les huit dernières années n’a eu grâce aux yeux des électeurs. C’est le cas du jeune et ambitieux premier ministre sortant Youssef Chahed qui voit son rêve se disloquer, pénaliser par son animosité envers Nabil Karoui, jeté en prison la veille de la camapgen électorale. C’est le cas également de celui qui a été perçu comme son principal challenger, le ministre de la défense sortant Abdelkrim Zbidi. Le candidat des islamistes d’Ennahda a lui aussi mordu la poussière d’une manière humiliante. Abdelfattah Mourou n’a pas bénéficié de l’efficacité de la machine électorale de son parti.
Donc, encore une fois, la Tunisie donne l’exemple à tous les pays arabes en se réinventant un nouvel avenir et en votant pour des candidats en dehors des structures classiques et de l’establishment.

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