Tunisie : Hichem Mechichi succombe aux délices du luxe pour soudoyer les journalistes

Au cœur de toutes les polémiques depuis son arrivée à la Kasbah en septembre dernier, le chef du gouvernement Hichem Mechichi est associé à un nouveau scandale retentissant en Tunisie. Un dîner de luxe organisé à l’honneur de vingt journalistes, rédacteurs en chef et propriétaires de médias – dans le luxueux Mövenpick de la ville portuaire de Sousse – pour les apprivoiser…

C’est l’incompréhension totale dans les rangs des journalistes tunisiens après ce dîner de presse. Au menu du festin de la discorde, initié par Mofdi Mseddi, le nouveau spin doctor à la Kasbah, le conflit entre les deux têtes de l’exécutif, le recours au FMI et la gestion contestée du coronavirus. À vrai dire, cet acte de public relations a porté temporairement ses fruits: le journal Al Chourouk a publié le papier propagandiste, “la chute de Mechichi entraînera celle de la Tunisie”. Honteux.

Si Mofdi Mseddi est prêt à tout pour donner une image positive de Hichem Mechichi, ce dernier reste à la traîne et demeure incapable de faire respecter ses décisions par des citoyens en colère. Des mouvements de contestation et de rébellion secouent la Tunisie après l’entrée en vigueur, dimanche 9 mai, du confinement général annoncé vendredi 7 mai par le gouvernement contesté.

De Bizerte à Tataouine, organisations patronales, commerçants, travailleurs, artisans et citoyens lambdas prônent la désobéissance civile pour braver les interdits de Hichem Mechichi, fustiger sa politique de deux poids, deux mesures et confirmer son statut de simple figurine politique. Désormais, la tension est à son comble et le scénario libanais semble inévitable si rien n’est fait

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