Les ultraconservateurs Tea party vont-ils sauver Hussein Obama

Lors des primaires sénatoriales du parti républicain, les candidats soutenus par le mouvement antiestablishment des tea Party, taillent des croupières aux candidats officiels du parti conservateur.

Selon les analystes à Washington, la droite américaine se droitise encore plus sous l’inspiration idéologique de l’ex-gouverneur de l’Alaska, Sarah Paline. « C’est une véritable OPA que lancent les Tea party sur le parti républicain et cela va certainement lui coûter le sénat », estime une source bien informée dans la capitale américaine. C’est la chance de Barak Obama, croit savoir la même source. Alors que le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique était malmené dans les sondages et se dirigeait nettement vers une défaite cuisante lors des élections à mi-mandat, le mouvement radical des Tea party a redonné au camp présidentiel une lueur d’espoir. En effet, l’électorat démocrate, ainsi que tout ceux qui avaient voté Obama il y a deux années, semblaient très déçus de l’absence de sensibilité « judéo-chrétienne » chez l’actuel président américain. Aux Etats-Unis, un pays où la religion joue officieusement un rôle très important, l’élection d’Obama après deux mandats catastrophiques de Georges Bush dont l’administration a été cadencée par les fondamentalistes chrétiens, sonnait comme une révolte de la société américaine. Cela n’a en effet duré que le temps d’une élection. Malgré un bilan plus qu’honorable, l’administration Obama souffre d’un déficit de communication avec l’opinion publique. « L’Amérique profonde » n’a pas manqué de réagir. Les Tea party se sont mis en marche et organisé, il y a quelques semaines, une manifestation imposante à Washington. Depuis, ils engrangent les succès que ce soit au sein du parti républicain ou contre le parti démocrate. Et c’est là où les stratèges du clan présidentiel voient une brèche. Echaudée par la présidence très à droite de Bush, l’Amérique réfléchira à deux fois avant de voter pour un président ultraconservateur. D’où la chance de Barak Obama qu’on avait du mal à voir remporter un deuxième mandat dans deux années. Selon notre source à Washington, la Maison Blanche ne verrait pas d’un mauvais œil la percée spectaculaire des Tea party. Leur discours outrancier, excessif et franchement religieux, plait à une partie de l’électorat, mais le moment venu, le parti démocrate saura remobiliser le peuple d’Amérique autour de thèmes plus consensuels. Même si ce n’est pas leur objectif, les Tea party viendront peut-être sauver la carrière politique de Barak Hussein Obama.

 

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