En grande difficulté, les Emirats et l’Arabie Saoudite sombrent au Yémen

Le drone envoyé par les Houthis contre les bâtiments de l’aéroport d’Abou Dhabi, jeudi 26 juillet, va probablement changer la donne dans le conflit qui dure depuis trois ans déjà au Yémen. Après avoir touché, par un missile longue portée, un tanker saoudien transportant du pétrole au large de Bab El Mandeb, les miliciens houthis viennent d’atteindre la capitale des Emirats Arabes Unis. Un tournant, selon les observateurs internationaux, dans la confrontation entre les deux pays du Golfe et la milice pro-iranienne.

Le drone, qui a provoqué un incident mineur sur l’aéroport international d’Abou Dhabi, est un message clair envoyé à la fois aux dirigeants de cet émirat comme à ceux du très stratégique Dubaï, jusqu’à présent épargné par les représailles des Houthis. Selon plusieurs sources diplomatiques, les relations entre les Al-Maktoum, émirs de Dubaï et les Al-Nahyane, émirs de la richissime Abou Dhabi, se seraient dernièrement fortement dégradées à cause de l’implication des Emirats dans le conflit du Yémen et le boycott du Qatar qui a fortement impacté le port de Dubaï. Des décisions lourdes de conséquences, mais unilatéralement prises  par le prince héritier d’Abou Dhabi et homme fort du pays, Mohamed Ben Zayed Al-Nahyane.

Quant aux missiles houthis qui ont atteint le tanker saoudien, ils signifient clairement que Mohamed Ben Salmane, jeune homme fougueux et va-t-en-guerre assumé, perd la main dans un conflit qu’il pensait très bref. Afin d’éviter les projectiles de leurs adversaires, Riyad a décidé ce jeudi 26 juillet  de dérouter ses tankers transportant du pétrole. Une manière d’avouer son incapacité à sécuriser la navigation dans ce détroit stratégique.

A Washington, l’inquiétude va grandissante sur les capacités du duo MBZ et MBS à gérer aussi bien le conflit armé au Yémen que le différend avec le Qatar. Certaines voix s’élèvent déjà dans la capitale fédérale américaine pour demander à l’administration Trump, complètement alignée sur les deux pays, de commencer à prévoir d’autres scénarios. Si Mohamed Ben Salmane perd la guerre au Yémen et la face devant le Qatar, il lui sera très difficile d’imaginer succéder à son père. Une perspective de plus en plus envisagée dans plusieurs pays de la région.

 

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  1. mad 21:40 - juillet 26, 2018

    L’arrogance de des pays contre plus petit que soi va se retourner contre eux.les pays de cette région n’arrêtent pas de se coucher devant Israël et les usa

  2. Rachid 08:03 - juillet 28, 2018

    Bizarre je commence à croire à la « baraka »du maroc…on en palait déjà lors de la tentative du coup d’état comme Feu Sa Majesté Hassan II…Mais là,quand on touche au Maroc.mdrrrr y a quand même qq chose de bizarre qui se passe…S’allier avec ce pays (Arabie Saoudite) puis la trahison de ce dernier…Il s’en est passé des chose dans ce pays depuis cette trahison hhhh
    Je ne parle que de ce pays…Pourtant je ne suis pas né de la dernière pluie ..c’est peut-être le hasard …en ts cas tjs en faveur du Maroc

  3. Belkhouche 13:05 - juillet 28, 2018

    Allah rayar by oum hata rayar byenfousioum

  4. Tamy 09:53 - juillet 29, 2018

    Enfin…