Exclusif. Comment Anis Rahmani voulait piéger Ali Ghediri pour reprendre le contact avec Saïd Bouteflika

A Alger, une odeur de complotisme plane partout en prévision des élections présidentielles du 18 avril prochain. Les alliances se font  et se défont au grès des rapports de forces. Le dernier complot en date visait tout particulièrement Ali Ghediri, le général à la retraite qui veut « défier » le régime de Bouteflika en promettant aux Algériens une « rupture » totale avec 20 ans de règne. Le candidat à l’élection présidentiel a été approché par Anis Rahmani, le patron d’Ennahar TV, en disgrâce auprès du clan présidentiel. Le patron de presse a cherché à rencontrer Ali Ghediri en l’invitant à une rencontre officieuse dans son propre bureau situé à Said Hamdine, la banlieue  d’Alger. 
Anis Rahmani voulait, par la suite,  filmer cette entrevue au cours de laquelle il voulait piéger Ali Ghediri en le faisant parler sur des sujets délicats qui concernent directement les intérêts du clan présidentiel. Le patron d’Ennahar TV envisageait, plus tard, de remettre cet enregistrement vidéo à Saïd Bouteflika, le puissant conseiller et frère d’Abdelaziz Bouteflika, véritable cerveau du régime algérien. A travers ce geste, Anis Rahmani ambitionnait de retrouver les grâces des Bouteflika auprès desquels il a perdu toute crédibilité et influence.
Cependant, au grand dam du patron d’Ennaha TV, son initiative n’a trouvé aucun écho favorable car Saïd Bouteflika refuse de répondre aux appels téléphoniques d’Anis Rahmani depuis plusieurs jours. Pis encore, a-t-on appris de plusieurs sources concordantes, tous les émissaires dépêchés par Anis Rahmani à la Présidence de la République lui sont revenus bredouilles. « Largué » définitivement, le plus riche des patrons de presse en Algérie, et l’un des plus influents ces 10 dernières années, a fini par comprendre que personne ne veut de ses services au Palais d’El-Mouradia à la suite de sa « trahison » commise au mois de septembre dernier. A Cette époque-là, il avait décidé de « changer de veste » et de s’agenouiller devant le chef d’Etat-Major de l’Armée algérienne, Ahmed Gaïd Salah et le général Ghali Belkecir, patron de la gendarmerie algérienne, pour défendre coûte que coûte leur agenda politique. 

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