Exclusif. Des groupes de pression s’activent pour inciter le Parlement européen à adopter des sanctions contre le régime algérien

A Bruxelles et à Strasbourg, qui abrite le siège du Parlement européen, le régime algérien et à sa tête Ahmed Gaid Salah, le principal homme fort de l’institution militaire en Algérie, est dans le collimateur de plusieurs groupes de pression qui tentent de mobiliser des eurodéputés pour les convaincre d’adopter des sanctions contre ce régime répressif et opprimant. 

Chaque semaine des arrestations musclées, chaque semaine des emprisonnements arbitraires, des journalistes bâillonnés, des activistes gravement accusés ou retenus dans des commissariats et brigades de la gendarmerie sans aucun respect des droits les plus élémentaires de l’être humain. Cette situation provoquée par les décisions d’Ahmed Gaid Salah et son cercle très fermé de généraux s’accrochant au pouvoir malgré les revendications pacifiques du mouvement populaire algérien du 22 février, a fini par susciter l’indignation générale à Bruxelles comme à Strasbourg. Des groupes se constituent ainsi pour exercer des pressions sur la sous-commission des droits de l’homme du Parlement européen présidée par la belge Marie Arena pour s’exprimer ouvertement sur l’Algérie et critiquer sévèrement le régime militaire algérien. 

A la tête de ces groupes de pression, nous retrouvons plusieurs personnalités très influentes comme l’avocat Jean-Pierre Mignard, lobbyiste français et très proche ami d’Emmanuel Macron qui active énormément pour inciter les autorités françaises à se positionner définitivement à l’encontre d’Ahmed Gaid Salah et du régime algérien accusé de violer les droits de l’homme. Dans le milieu académique, le chercheur et enseignant Thomas Serres fait énormément de bruits après son appel au boycott du régime algérien par les autorités européennes.  

D’autres lobbys se mettent doucement en place à Strasbourg notamment au sein des eurodéputés de la mouvance socialiste. Des manifestations sont, d’ailleurs, prévues dans plusieurs villes européennes pour clamer la fin de la passivité de l’Europe face aux dérives du régime algérien. Les initiateurs de ces actions sont en contact avec plusieurs personnalités et députés européens comme Tokia Saïfi, eurodéputée française du parti Agir, la droite constructive, ouUrtasun, eurodéputé écologiste espagnol. Si ces initiatives aboutissent à des sanctions visant Gaid Salah et son entourage, le régime algérien se retrouvera dans une situation des plus complexes. 

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