Exclusif. Pourquoi le couple Macron-Le Drian apporte un soutien sans faille au président Tebboune

« Il faut absolument leur donner un biscuit ». C’est en ces termes que l’ambassadeur français à Alger, François Gouyette en poste depuis six mois, a supplié son supérieur Jean-Yves Le Drian afin de venir en aide à un régime algérien malmené par la reprise du Hirak et par une longue absence du président Tebboune. Et à l’Elysée l’imploration de l’ambassadeur n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Emmanuel Macron décide alors de recevoir les petits-enfants d’Ali Boumendjel en reconnaissant que « l’avocat et dirigeant nationaliste algérien » ne s’était pas suicidé, mais a été « torturé et puis assassiné » par la France.

Dans la foulée, le gouvernement français par le biais de son ambassade à Alger s’empresse de démentir « toute intervention militaire de l’armée algérienne dans le Sahel sous le commandement français », information pourtant affirmée par Emmanuel Macron lors de la conférence des chefs d’Etat des pays membres du G5 Sahel.

« Ce n’est plus un biscuit que le président français offre à son homologue algérien, mais un véritable festin », explique non sans ironie un opposant algérien. Il faut dire que depuis l’arrivée d’Abdelmedjid Tebboune à tête de l’Etat algérien, la France n’a pas ménagé ses efforts afin d’apporter un appui total au nouveau pouvoir algérien. D’ailleurs, pendant l’hospitalisation du président algérien en Allemagne, Emmanuel Macron était l’un des rares chefs d’Etat et le seul européen à converser avec Tebboune.

Selon, un connaisseur des arcanes de la diplomatie française, le couple Macron-Le Drian adore traiter avec les pouvoirs « isolés » ou « en situation de faiblesse ». Macron se comporte à l’international comme sur le plan national. Il refuse qu’on lui tienne tête, et se plaît quand un dirigeant a besoin de lui. « Cela s’est vérifié avec le général Haftar isolé diplomatiquement, puis avec le prince Mohamed Ben Salmane acculé par l’affaire Khashoggi ou encore le maréchal Sissi houspillé sur le domaine des droits de l’homme », constate une ancienne grosse ponte de la Marconie.
D’ailleurs, les relations d’Emmanuel Macron et de son ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sont très tendues avec des chefs d’Etat qui ont du caractère. Cela s’est remarqué avec la Turquie d’Erdogan qui a mené la vie dure à la France, que ce soit dans le dossier Libyen ou encore lors de la crise avec la Grèce.

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