Le sport algérien levier de pouvoir pour les frères Haddad

Depuis plus d’un an le sport algérien connaît de nombreux bouleversements, des troubles et des changements brutaux au sein des instances fédérales de plusieurs disciplines. Une situation inédite qui s’explique, selon plusieurs sources, par l’implication grandissante du pouvoir de l’argent incarné par un certain Ali Haddad et ses frères. Le milliardaire algérien, deuxième fortune du pays, et ses quatre frères ont fait une irruption brutale sur la scène sportive et dépensent sans compter dans ce secteur si populaire en Algérie, à des fins d’influence évidentes.
 
Tout commence en mars 2017 avec l’éviction de Mohamed Raouraoua de la présidence de la Fédération algérienne de football (FAF). Ali Haddad et son frère Rebouh mettent en place une véritable machination politique et médiatique pour provoquer le départ de l’homme le plus emblématique du football algérien. Depuis le rachat de l’USM d’Alger, le célèbre club de la capitale, les deux frères Haddad n’ont eu de cesse d’investir les instances du football national, véritable tremplin politique au pays de Bouteflika.
 
Restait à passer l’obstacle Raouraoua, gardien de la citadelle FAF. Ali Haddad intervient alors auprès de son ami Saïd Bouteflika pour convaincre la Présidence de lâcher cet homme qui a fini par un échec après la CAN 2017. Raouraoua ne lâche pas facilement l’affaire et résiste. Une sévère campagne médiatique est enclenchée à son encontre, Ali Haddad allant jusqu’à appeler Mohamed Raouraoua et lui expliquer qu’il devait quitter son poste parce que Saïd Bouteflika l’exigeait. Face aux multiples pressions, Raouraoua finit par jeter l’éponge, Ali Haddad triomphe. Son frère Rebouh deviendra vice-président de la FAF et Kheïreddine Zetchi, un homme d’affaires et pantin des Haddad, nommé président de la fédération. 
 
Une reprise en main de la FAF qui place Ali Haddad en position de force vis-à-vis du pouvoir politique. Ne restait plus qu’à s’attaquer au Comité olympique algérien (COA) qui échappait encore à son influence. Avec l’appui de son ami le ministre de la Jeunesse et des sports, El-Hadi Ould Ali, Ali Haddad lance l’offensive contre Mustapha Berraf. Il l’appelle au téléphone pour tenter de négocier avec lui un départ volontaire, mais le président du COA refuse de céder et envoie une lettre à Saïd Bouteflika dans laquelle il se plaint du comportement de son ami Ali Haddad. Une attitude qui agace le milliardaire algérien qui voit échouer les tentatives de déstabilisation, puisqu’en mai 2017, Berraf sera reconduit à la tête du COA. Malgré tout, une quarantaine de présidents de fédérations boycottent le COA et son président, la guerre ne fait que commencer. Ali Haddad en sortira-t-il gagnant ?

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  1. Benz 15:28 - janvier 29, 2018

    J’ai envie de vomir , pauvre Algérie , ils sont entrain de la violer , une bande de voyous qui pensent que tout est permis , hizbiyallah wani3ma el wakil fihoum

  2. messaoudene 17:53 - janvier 29, 2018

    si cela est vraie pourquoi Mr berraf na rien dit a se sujet et pourquoi il a accusé le ministre (mjs)les dernier temps ils etaient le clan des 3 kabyles a ma connaissence les kabyles sont en force pour pour reprendre le pouvoir en main puisque il y avez que 3 ali haddad -sidi said- ouyahia -et un nouveau ould ali et la liste commence a grandire donc les kabyles se prepare pour le reprendre le pouvoir

  3. Sebaa 19:02 - janvier 29, 2018

    Je suis sidéré de lire ces informations et encore plus quand on cite un conseiller du président et son frère pardessus tout dans des affaires qui ne le concernent pas;ces pantins éffrontés n’ont aucun scrupule pour se « prostituer » de la sorte!Devant observer la neutralité totale ce haut fonctionnaire devrait démentir!?

    1. Bendiffallah 06:19 - janvier 30, 2018

      Il me semble que c’est une histoire de gestion et que vient faire le régionalisme dans cette situation?Si 40 fédérations ne veulent plus du président du COA et que celui-ci en l’émanation qui le retient?Un peu de nif !

  4. Bounar 00:43 - janvier 30, 2018

    C’est la descente aux enfers pour le sport algérien dans son ensemble.