Guerre fratricide entre l’armée et la police égyptiennes

Une cinquantaine de morts dans les rangs de la police, dont plusieurs hauts gradés, plusieurs dizaines de blessés et des otages. Tel est le lourd bilan de l’embuscade dont ont été victimes les forces de police égyptiennes dans une oasis située à quelque 130 kilomètres à l’Ouest du Caire, dans le gouvernorat d’El Jizah. Si ces derniers mois les différents groupes terroristes ont été en mesure d’infliger de grosses pertes aux forces du général Al-Sissi, en particulier dans le Sinaï où s’active la branche égyptienne de l’Etat Islamique, le guet-apens meurtrier à une centaine de kilomètre de la capitale constitue un véritable tournant. Selon des sources militaires égyptiennes, le nombre élevé des victimes au sein de la police est dû essentiellement au manque de coordination entre l’armée et la police. Cette dernière aurait préféré agir seule sur le terrain sans en informer l’état-major. « Les Moukhabarats ont eu une piste sérieuse et ont voulu l’exploiter avec la police, mais ils sont tombés dans un traquenard », affirme un ancien général des renseignements militaires égyptiens. Les forces de police dépêchées dans les Wahat Al Gharbia, où un camp d’entraînement de terroristes venus de Libye aurait été repéré, n’étaient pas suffisamment équipées en matière d’armement et ne disposaient pas de couverture aérienne. Elles ont été décimées au terme de huit heures d’affrontements et les appels pour obtenir des renforts sont restés vains. « L’armée n’a pas voulu déployer ses force spéciales, comme les unités Eclair et 333, basés dans le Sud du Caire et habitués à ce genre d’opérations », ajoute cette même source. Ce qui est arrivé dans le gouvernorat d’al Jizah ne serait donc que la conséquence d’un règlement de comptes entre « généraux orgueilleux ». Dans l’entourage du président Al-Sissi de graves dissensions opposent les principaux chefs de l’armée et de la police, précisemment entre le ministre de la Défense, le général Sedki Sobhi, le chef de l’état-major des armées, le général Mahmoud Hijazi, le patron des renseignements généraux, le général Khalid Faouzi et le ministre de l’Intérieur, le général Magdy Abdel Ghaffar. « Beaucoup de crocodiles dans un seul marécage », ironisent les observateurs. 

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  1. JMB 10:07 - octobre 24, 2017

    Article mensonger.. Il n’y a pas eu autant de morts et la poche terroriste est aujourd’hui réduite!

  2. Yacine 12:31 - novembre 5, 2017

    Deux corps de sécurité de l’état qui s’affrontent avec des armes de guerre , faisant des morts ,des blessés graves , et même des otages ! Il y a surtout le mode opératoire (une ambuscade)! On dirait deux armées de deux pays différents !Il n’ya qu’en Bedouinie que de telles pratiques existent !

    1. JMB 12:46 - novembre 5, 2017

      Article 100% mensonger. Je vis en Egypte et suis bien placé pour obtenir de bonnes informmations. Le repère de terroristes (venus de Lybie principalement) a été entièrement détruit par l’armée égyptienne.