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L’Algérie s’enfonce. Abdelaziz Bouteflika, le dernier des présidents « morts-vivants » – Maghreb Intelligence

L’Algérie s’enfonce. Abdelaziz Bouteflika, le dernier des présidents « morts-vivants »

Le blocage est total en Algérie. Les deux clans du pouvoir, aux prises depuis des mois sur un quatrième mandat pour le président sortant Abdelaziz Bouteflika, ont fini par se mettre d’accord, d’après des sources diplomatiques à Alger. « La gérontocratie au pouvoir » -le terme est d’un diplomate américain- a évité un affrontement sanglant à la dernière minute. Lors de réunions houleuses entre les gradés, des noms d’oiseaux ont fusé et des menaces auraient été proférées envers le général Gaïd Salah comme à l’encontre du général Mohamed Mediène, rapporte sous le seau de la confidentialité, un ancien haut gradé de l’ANP. Mais malgré la trêve dans les relations entre le clan du chef d’état-major et celui du patron du DRS, les choses peuvent s’envenimer rapidement tellement le calme qui règne est précaire. Si la question du 4ème mandat a été définitivement réglée, les hostilités devraient reprendre juste après le mois d’avril. Les deux clans ne se sont pas encore mis d’accord sur le nom du vice-président qui sera désigné après la réforme de la constitution. Toutefois, une chose est sûre, c’est que l’Algérie est bien partie pour une longue période d’instabilité, puisque d’après les informations qui circulent dans le pays, le mécontentement est à son comble parmi la population. Pis encore. Plusieurs jeunes cadres de l’armée ne cachent plus leur « honte » d’être dirigés par une caste affairiste. « Les jeunes de l’armée au contact avec le monde extérieur ne supportent plus les querelles entre les vieux généraux et l’affairisme des politiciens », raconte un diplomate européen. « Avec l’annonce de la candidature d’un président impotent dont les moments de lucidité par jour ne dépassent pas 2 heures, ils sont conscients que le pays va à la dérive et certains d’entre eux pensent sérieusement à bouger », renchérit notre source. D’après un ancien cadre de l’armée qui vit aujourd’hui en France, il n’est pas exclu que la « middle class », celle qui a combattu le terrorisme pendant la décennie noire, s’empare du pouvoir si l’Algérie sombre plus encore dans le ridicule. « Un jour prochain, un officier charismatique prendra les devants et renversera ce système pourri qui est en train de foutre en l’air l’avenir du pays »,  ajoute notre interlocuteur.