L’armée libyenne refuse de tirer, Kadhafi fait appel aux mercenaires serbes et aux tribus

Pour la première fois de son histoire, le régime libyen est entrain de sérieusement vaciller sous les coups de boutoirs des manifestations des opposants. Les émeutes ont fait depuis plus d’une semaine tache d’huile et se sont propagés jusqu’aux faubourgs de Tripoli. Aujourd’hui la contestation du régime de Mouammar Kadhafi Il n’agite plus le seul foyer habituel de la rébellion dans  la région de l’Est, plus particulièrement dans les villes de Bengazi, d’Al Biada-fief des Senoussia et des Frères musulman- et la région de Djebel Al Akhdar-fief des Amazighs-. D’autres régions sont en effet maintenant touchées, telles que Darna, Ijdabia, Mesratah, Tobrouk et même Tripoli. Si Mouammar Kadhafi a réussi à mobiliser les forces de l’ordre soutenues par les Comités révolutionnaires, soupape de sécurité du régime, qui sont dirigés sur le terrain par son cousin Ahmed Ibrahim en personne, l’armée, apprend-on de sources sûres refuse jusque-là de s’impliquer dans la répression.
Deux raisons incitent l’armée libyenne à prendre ses distances avec le pouvoir. La première, est celle d’obliger Kadhafi et son clan familial de leur faire des concessions au niveau du partage du pouvoir et la deuxième est celle de pousser le guide à annoncer officiellement que ses fils, ses cousins et les officiers membres de la tribu des Ghedadfas, ne seraient plus dorénavant au centre de décision des forces armées. Les accusations lancées la semaine dernière par Seif Al Islam Kadhafi à travers l’agence Libya Press, et qui imputent à l’armée des détournements de fonds incité  l’armée à adopter une position passive. Face à l’incapacité des Comités révolutionnaires, des Comités populaires et des forces de l’ordre, d’endiguer la rébellion qui se propage au fil des heures, Kadhafi a fait appel aux tribus. Depuis lundi soir, des réunions ont lieu entre Mouammar Kadhafi et des notables de sa tribu avec les autres chefs de tribus telles que les Mgarhas-la plus nombreuse et la puissante-, les Ourfellas, les Obeidates et les Barahsas et ce, pour que les tribus interviennent directement pour contrer les manifestations sur le train. Parallèlement, on apprend de sources proches de l’armée libyenne, que le Guide a eu recours à ses amis serbes qui encadraient et formaient par le passé les Comités révolutionnaires afin qu’ils participent eux-aussi à mâter la rébellion.

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