L’UGTT, l’arme ultime de Beji Caïd Essebssi contre Youssef Chahed

A la Kasbah, il n’est plus permis d’en douter. Le staff du premier ministre a les idées bien claires sur le véritable instigateur de la grève générale annoncée dans la fonction publique pour ce jeudi 22 novembre. Le regard des conseillers de Youssef Chahed et des principaux ministres se tournent vers le palais de Carthage. « Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT a été reçu par le président de la république plus de 4 fois ces dernières semaines », explique un des proches de Youssef Chahed. De là à dire que le patron de la centrale syndicale roule pour le clan Essebssi, il n’y a qu’un petit pas que beaucoup dans l’entourage de la Kasbah n’hésitent pas à franchir. « Il est vrai que la situation socio-économique est assez préoccupante », concède un membre du gouvernement, « mais déclencher une grève générale n’est pas le meilleur moyen pour aider la Tunisie à s’en sortir », ajoute note source.

Il faut dire qu’entre Noureddine Taboubi et Beji Caïd Essebssi, les relations sont plus qu’excellentes. D’après un habitué de la présidence, les deux hommes se parleraient assez régulièrement. « Face à l’atonie de Nidae Tounès, le président a besoin d’une force politique qui puisse faire contrepoids à la fois à Ennahada et au projet politique de Youssef Chahed », affirme notre interlocuteur. Mais, cela serait-il suffisant pour mettre fin aux ambitions du jeune premier ministre ? En tout cas, la grève générale de ce jeudi dans la fonction publique sera le juge de paix de cette compétition acharnée pour le pouvoir. Sa réussite fragilisera Youssef Chahed. Son échec le propulsera sans conteste vers la plus haute marche du podium.

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