Quand Alger file du mauvais coton

Les responsables algériens sont sous le choc. D’après des diplomates occidentaux en place à Alger, c’est une véritable déprime qui s’est emparée des dirigeants algériens à l’annonce des résultats définitifs des élections législatives marocaines. « Personne à Alger ne croyait que les élections marocaines allaient être libres et transparentes. [onlypaid]Ici aussi bien les hauts responsables que les chroniqueurs s’auto-intoxiquent avec les fausses informations et les grilles de lecture anciennes », affirme un homme d’affaires algérien, proche des généraux et qui se rend souvent à Casablanca. La même source ajoute que les « dirigeants algériens ont perdu le sens des réalités. Ils ne comprennent pas ce qui se passe dans leur environnement. Si la victoire d’Ennahda en Tunisie coulait de source, celle du PJD leur a vraiment causé un traumatisme ». D’ailleurs, les rapports des ambassades occidentales vont tous dans le même sens. Le terme « glaciation » revient assez souvent pour évoquer la situation algérienne. En ce n’est pas seulement le volet politique qui inquiète. Sur le plan économique, le pays semble totalement en panne. « Aucun secteur ne marche. L’Algérie importe tout ce dont elle a besoin et les ministres et les responsables se mentent à eux-mêmes et au peuple », s’indigne un opérateur économique à Oran. D’ailleurs, le dernier classement de Transparency International établissant les pays les plus corrompus dans le monde, place l’Algérie à la 112ème place, alors que la Tunisie et le Maroc pointent eux respectivement à la 73ème et à la 80ème places. Une situation très préoccupante qui fait craindre à un ancien ministre français que l’Algérie ne vive un changement violent qui s’approche des scénarios syrien et yéménite. [/onlypaid]

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