Exclusif. L’étrange silence de la presse algérienne sur les affaires du beau-fils du général Toufik

En Algérie, il y a encore des tabous que personne n’ose briser. Pour preuve, la presse algérienne peut se montrer très virulente à l’égard de certaines personnalités, mais elle peut aussi se montrer étrangement indulgente à l’égard de certaines autres personnalités, très influentes et ô combien puissantes. La semaine passée, plusieurs titres de la presse algérienne ont ainsi fourni une magnifique démonstration de cette fâcheuse habitude.

Une virulente campagne médiatique a visé le fils du PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, l’accusant de détenir des « millions douteux » et de « transférer des fonds du Liban vers Hong Kong ». Ces accusations teintées de propos diffamatoires et caricaturant à outrance le fils du PDG de Sonatrach ont été reprises massivement par quasiment l’ensemble la presse algérienne. De El Watan en passant par El-Khabar jusqu’à TSA ou Ennahar, une avalanche médiatique s’est abattue sur le fils du PDG de la première compagnie nationale des hydrocarbures Algériennes. Ces accusations s’appuyaient sur des documents relatant un montage offshore au Liban. Or dans ce montage, nous retrouvons le nom du très intriguant Abdelhakim Benferhat, un homme d’affaires dont le père est l’ancien officier des services secrets Algériens, l’ex-DRS, Nourredine Benferhat.

Et là bizarrement, aucun titre de la presse algérienne n’a osé approfondir ses investigations pour s’intéresser de près à ce personnage complexe. Étrangement, ce businessman qui possède une importante galerie d’Art à Monaco a été ménagé par les critiques véhémentes de la presse algérienne qui s’est uniquement concentrée sur le très civil fils du PDG de Sonatrach. Traité de « loser » et autres noms d’oiseau, reflétant ainsi une étonnante animosité à l’égard du simple jeune fils d’un PDG, les journalistes algériens n’ont produit quasiment aucune remarque désobligeante à l’égard d’Abdelhakim Benferhat dont le parcours incarne, pourtant, parfaitement les relations dangereuses entre la politique et le monde de l’argent en Algérie.

Contrairement au fils du PDG de Sonatrach, Abdelhakim Benferhat fait très peur à la presse algérienne au point où aucun média n’ose s’attarder sur lui. Mais pourquoi une telle appréhension ? En vérité, Abdelhakim Benferhat est le beau-fils du général Toufik, le puissant ex-patron du DRS et l’une des colonnes vertébrales du régime algérien.

Cette figure continue d’inspirer la crainte à la « très libre » presse algérienne. Et pourtant, les affaires d’Abdelhakim Benferhat suscite de nombreuses interrogations. L’homme est le représentant dans le secteur pétrolier de plusieurs compagnies sud-coréennes comme Samsung Engineering ou Hyundai Engineering & Construction, l’homme qui est marié à la fille du général Toufik, et avec laquelle il a deux enfants, défend les immenses marchés et intérêts de ces deux compagnies internationales en Algérie.

Candidates à la construction de la future raffinerie de Hassi-Messaoud, un projet de près de 5 milliards de dollars, ou la jetée du Port de Skikda, un projet dépassant les 300 millions de dollars, les deux géants sud-coréens représentés par Abdelhakim Benferhat se battent durement pour remporter des marchés onéreux. Le lobbying et le réseau du beau-fils du général Toufik leur permet de tirer des revenus substantiels du marché algérien entretenant ainsi le flou concernant les relations dangereuses qui lient le beau-fils de l’ex-patron du DRS au monde des affaires et de la politique.

Mais cette vérité, la presse algérienne ne le dit pas. Elle ne le dira peut-être jamais, car elle a toujours eu peur de froisser les puissants et préfère s’acharner sur les simples fils de fonctionnaires, désarmés et incapables de jouir de la protection d’un général puissant ou d’un haut responsable indéboulonnable. Pendant ce temps, le beau-fils du général Toufik, résidant à El-Biar, quartier chic d’Alger, juste en face du milliardaire controversé Ali Haddad, fait ses affaires et jouit des faveurs des puissants. Dis-moi qui est ton père, je te dirai quel article j’écrirai sur toi. Tel est donc le Credo de la presse algérienne.

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  1. Naceur 17:46 - juillet 20, 2018

    1 systeme colonial en cache 1 autre …voir pire !!! Voilà le resultat de l’algerie libre et independante imposé par ce regime mafieux

    1. Moh 20:27 - juillet 21, 2018

      Au moins la presse algérienne a signé tous les articles qu’elle a pendu contrairement à vous dont on ignore le non du rédacteur qui se passer pour un super journaliste. Les infos ont paru sur les fuites de Panama papers. Ce n’est pas de l’investigation mais des infos rapportées.

    2. Nadir 15:11 - août 8, 2018

      😂😂😂😂

  2. Boudj 21:10 - juillet 20, 2018

    Ils sont tous pareil ses fils de ces suceurs de sang, mais vous avez formulé une vraie plaidoirie au profil du fils du patron de la sonatrach…est une lèche botte ou intentionnellement.

  3. youcef benzatat 21:40 - juillet 20, 2018

    La preuve de cette paranoïa en est l’absence de signature de cet article lui-même, que l’auteur lui aussi a peur de signer de tels propos combien révélateurs de la nature crapuleuse du régime des généraux.

    1. Nadir 15:02 - août 8, 2018

      C le début de la compagne électoral .ami Toufik à former des hommes qui aiment eldjzair un homme comme le général Toufik n’a pas besoin d’un genre pour gerrer notre Algérie ou acheter quelques hectars.ouladou fe ktafou kima rahom oulad ami Saleh fe ktafou .dzair toulede rjels nssa.un homme de lANP fait un serrement .

  4. Benadda 07:31 - juillet 21, 2018

    C’est du réchauffé de quelques semaines, n’est-ce pas?

  5. MAMAR sadoun 11:40 - juillet 21, 2018

    La presse Algerienne salit les malheureux (el mahgourines) et dédouane les fils des Ministres et les puissant (fils des riches) La presse Algerienne à salit l’Armateur Algerien dans l’affaire du thon rouge en l’occurrence SADOUN MAAMAR Propriétaire du Thonier EL-DJAZAIR mais n’a rien mentionné lorsqu’il a fini par un non lieu parce que c’est un malheureux c’est la presse qu’il la jugé

  6. Farida 14:44 - juillet 21, 2018

    Un homme marié à votre fille est votre gendre. Votre beau-fils est le fils de votre conjoint, né d’un autre mariage.

    1. Rafik 18:51 - août 4, 2018

      beau-fils se dit aussi pour gendre.Cf Larousse

  7. yaz 06:22 - juillet 22, 2018

    toufik a ete ecarte par contre le simple fonctionaire que tu defend a fait de la prison pour revenir a la tete de sonatrach

  8. farid 23:34 - août 5, 2018

    jamais vu un peuple aussi avili que la poussiere.la presse algerienne est une pute

  9. Nadir 15:08 - août 8, 2018

    C le début de la compagne électoral .ami Toufik à former des hommes qui aiment eldjzair un homme comme le général Toufik n’a pas besoin d’un genre pour gerrer notre Algérie ou acheter quelques hectars.ouladou fe ktafou kima rahom oulad ami Saleh fe ktafou .dzair toulede rjels nssa.un homme de lANP fait un serrement .

  10. Salim 20:46 - août 13, 2018

    Évidemment c’est l’Honneur de la sacro-sainte « Famille » qui est engagé d’ou l’application stricte et rigoureuse de l’OMERTA