Maroc: début des escarmouches entre l’administration pénitentiaire et les avocats de Taoufik Bouachrine

L’administration pénitentiaire entre manifestement en guerre ouverte avec les avocats de Taoufik Bouachrine, le journaliste-éditorialiste accusé de plusieurs viols. Dans une cinglante mise au point de cette direction que chapeaute Mohamed Salah Tamek, il est expliqué que Bouachrine bénéficiait de tous les droits garantis aux prisonniers: la promenade, la télévision, le fait de disposer du nécessaire en draps, couvertures et effets personnels, ainsi que les visites.

Cette direction affirme que Bouachrine a reçu la visite de son frère qui lui a ramené des livres et des revues en plus de lui avoir déposé une somme d’argent à la cantine de la prison Ain Borja de Casablanca. Bouachrine a également reçu la visite de ses avocats, précise la même source dans un communiqué parvenu à Maghreb Intelligence.

Lors de plusieurs déclarations, la défense du journaliste et présumé prédateur sexuel a affirmé qu’il ne jouissait pas de tous ses droits en prison et qu’il aurait même été privé de crayons et de papier pour écrire, ainsi que de livres à lire. Son procès, pour rappel, s’ouvre le 8 mars. Il est poursuivi en vertu de lourdes charges dont la traite d’êtres humains qui pourrait lui valoir jusqu’à 30 ans de prison et une amende maximale de six millions de dirhams.

 

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