Guerre contre Al Qaïda : le plan secret du général Ould Abdelaziz

Le vendredi 17 septembre, les troupes militaires mauritaniennes épaulées par des conseillers de l’armée française, s’engouffrent d’une centaine de kilomètres dans le nord du Mali.

Les militaires mauritaniens interceptent une colonne d’Aqmi dirigée par Yahya Abou Hamame, un lieutenant du commandant Abou Zeid. L’affrontement est très violent et fait plusieurs morts de part et d’autres. Les Maliens assistent, en spectateurs. Ils n’engagent pas de troupes dans les combats qui se déroulent sur leur territoire -Ras Al Ma à 250 kilomètres de Tombouctou. La France quant à elle participe activement à l’opération à travers des avions de reconnaissance de type Mirage F1 CR. Elle fournit également à l’armée mauritanienne des photos captées par les satellites d’observation militaire Helios 2 et Helios 2B. L’intervention militaire mauritanienne change complètement la donne au Sahel. A travers cette initiative, le président mauritanien prend les commandes dans la région, et tout en faisant cavalier seul, il bénéficie de la complicité du Niger et du Mali, deux pays dans lesquels l’armée de Aziz a les coudées franches. Cela dit, l’activisme militaire de Nouakchott ne plait pas à Alger où la presse a tiré à boulets rouges sur le chef d’Etat mauritanien, l’accusant de jouer au gendarme au profit de la France. L’Algérie est mécontente parce que les opérations menées par l’armée mauritanienne mettent à mal le projet d’alliance sahélienne concoctée par les dirigeants algériens. Des sources proches de la présidence mauritanienne affirment que si Aziz a décidé de prendre les devants et de s’imposer en leader du Sahel, c’est qu’il est aujourd’hui convaincu de la duplicité d’Alger. En effet, plusieurs rapports font état de la manipulation par Alger de plusieurs « commandants » d’AQMI à travers le DRS. Si Aziz ne peut pas affronter directement Alger, il a choisi de mettre à ses côtés les pays du Sahel, la France et les Etats-Unis. Un geste qu’il vient de consolider en se rendant, mardi 21 septembre, à Bamako à la tête d’une grande délégation…Le Sahel aura-t-il enfin trouvé un Napoléon ?

 

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