Algérie : combines autour de la cocaïne

Mais que s’est il donc passé autour de la vraie-fausse inculpation du ministre de la justice algérien Tayeb Belaïz ? Depuis quelques jours, le web s’était affolé suite à la parution d’une brève dans l’un des blogs du FFS, puis suite à la publication par le quotidien « El Watan » de cette même information, le journal y consacrant sa « une » de lundi matin.

Selon ce média, le fils de Tayeb Belaïz serait impliqué dans une vaste opération de blanchiment d’argent issu de trafic de cocaïne, et serait sous le coup d’une investigation poussée de la part des services compétents. Lundi dans l’après midi, le procureur d’Oran publie un démenti formel, affirmant qu’il s’agit là d’un « homonyme » du fils du ministre, qui est détenu et poursuivi depuis septembre 2009, pour « des infractions liées au trafic de drogue ». L’histoire aurait pu s’arrêter là, sauf que le journal « El Watan » décide de maintenir sa version des faits dans son édition du lendemain, ce qui bouleverse la donne et laisse à penser qu’il s’agit là d’une affaire d’envergure. Tous les ingrédients d’une affaire d’état sont en effet réunies : mise en cause d’un ministre proche de la Présidence algérienne, trafic de drogue, blanchiment de capitaux, enquêtes et démentis…En effet, même l’observateur le plus dilettante du dossier algérien ne peut s’empêcher de faire le lien avec les attaques en règles de ces derniers mois à l’encontre du clan présidentiel, qui ont eu pour « dommages collatéraux » Chékib Khélil ou Noureddine Zerhouni, à des degrés certes différents. Se pourrait-il que la vraie-fausse mise en cause de Belaïz junior soit en réalité une manipulation des services secrets algériens afin de déstabiliser un peu plus le président, poussant un autre de ses proches vers la sortie du gouvernement ? A ce stade, toutes les conjectures sont permises tant l’enchevêtrement d’affaires-de la faillite du groupe Khalifa aux malversations au sein de la Sonatrach- semblent incriminer le même groupe de personnes, c’est-à-dire les hommes de confiance d’Abdelaziz Bouteflika. Bizarrement, c’est toujours le DRS (Département Renseignement et Sécurité, dirigé par le général de corps d’armée Mohammed Médiène « Tewfic ») qui semble avoir le beau rôle en menant les opérations « mains propres », une transition se préparerait-elle ?

 

 

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