Crise gouvernementale ouverte au Maroc

C’est une première dans les annales gouvernementales au Maroc. A peine déposé, le projet de Loi de finances a été retiré du parlement. Ceci a occasionné une grande polémique politique. Alors que le PJD crie au cafouillage et à l’improvisation, les hommes d’affaires, par la voix du quotidien « L’Economiste » parleent d’une véritable déliquescence de l’ordre administratif et politique. Un vrai « cauchemar » titre le quotidien casablancais proche du patronat qui flingue le premier ministre Abbas El Fassi et ménage son ministre des Finances Salaheddine Mezouar.

Hier jeudi, le gouvernement s’est réuni en urgence et a sorti un communiqué qui n’a fait que rajouter à la cacophonie ambiante. Certains hauts cadres de l’Etat ont du mal à y croire. « Ce n’est pas de l’incompétence, c’est tout simplement de l’amateurisme», s’insurge un ancien directeur général d’un office chérifien, avant d’ajouter que l’équipe d’Abbas El Fassi était, de loin, « le pire gouvernement que le Maroc a connu depuis des décennies ». D’après un ancien ministre du gouvernement Youssoufi « dans cette équipe, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. On dirait une bande de gamins plus soucieux de leurs jouets que de l’intérêt public », fulmine l’ancien ministre.

Il faut dire que l’actuelle crise est très mal tombée. Alors les partis préparent les prochaines échéances électorales, la situation économique du pays nécessite qu’on y prête une attention de tous les instants, notamment en raison d’une situation internationale peu favorable.

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