Maroc: la diplomatie en force à l’Union africaine pour faire oublier le couac de la CEDEAO

Le 30ème sommet de l’Union africaine (UA) qui s’achève ce lundi dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, aura vu une diplomatie marocaine offensive emprunte d’un grand pragmatisme, un an après le retour du pays au sein de l’organisation panafricaine et trente-quatre ans d’absence. Emmenée par le premier ministre Saâdeddine El Othmani et son ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, la délégation marocaine a pu, malgré quelques approximations et des tentatives de déstabilisation de dernière minute, d’avoir intégré le Conseil paix et sécurité (CPS) de l’UA, qui devait renouveler les deux tiers de ses membres. Une entrée rendue plus facile par le retrait annoncé de la candidature de l’Algérie, préférant passer son tour pour des raisons tactiques, et un choix diplomatique stratégique pour le Maroc, au sein d’un organe en charge de gérer l’ensemble des questions sécuritaires sur le continent, ainsi que les crises régionales. « Rejoindre le CPS était notre objectif principal depuis un an » souligne Nasser Bourita à la tête d’une diplomatie marocaine désormais un peu plus agressive au sein de l’Union africaine. Une stratégie qui s’accorde pleinement avec la volonté de réforme de l’organisation souhaitée par son nouveau président, le Rwandais Paul Kagamé. Réforme devenue indispensable afin de répondre aux grands enjeux et aux défis auxquels le continent ne manquera pas d’être confronté au cours des prochaines années.

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