Pour les élections du 23 septembre prochain, 15 ministres, soit la moitié des membres du gouvernement Akhannouch sont candidats et certains dans des circonscriptions difficiles à conquérir. Naïma Ben Yahya, ministre de la Solidarité et de la famille, n’en fait pas partie alors que la logique voudrait qu’elle ait rendre des comptes devant les électeurs au vu de la nature de son département, à vocation purement sociale.
Mais la ministre, sous les couleurs du parti de l’Istiqlal, a choisi de rester dans l’ombre et de terminer son mandat dans la même apathie qu’elle fait régner au sein de son ministère depuis sa nomination. D’ailleurs quel bilan aurait pu défendre Mme Ben Yahia ? Du vent pour résumer.
Depuis sa nomination, aucune mesure concrète n’a été prise pour les catégories sociales les plus vulnérables : les femmes, les enfants et les personnes en situation de handicap. La ministre PI, au lieu d’agir pour déboucher sur quelque chose de concret pour les Marocains et le pays, a réservé l’essentiel de son temps à organiser des rencontres insipides, des conférences creuses et à claquer des fortunes sur une communication bancale.
Elle a même réussi l’exploit de gâcher l’événement Tamayuz qui était autrefois l’un des grands rendez-vous organisés par le ministère pour rendre hommage aux femmes marocaines. Pour l’édition de cette année, même les ministres, les parlementaires et les responsables de son parti ont été absents.
L’inaction de Naïma Ben Yahya a fait beaucoup de dégâts au ministère et atteint surtout son bras droit et camarade au PI, le secrétaire d’Etat Abdeljabbar Rachidi. Président du Conseil national, soit le poste le plus important après celui du secrétaire général, il était donné candidat à Tanger-Assilah, puis à Salé. En fin de compte, le parti a changé d’avis et lui a conseillé d’oublier. Le considérant grillé par son passage au ministère de la Solidarité et de la famille, son parti craint un vote-sanction des électeurs et préfère le préserver.