Maroc: voici pourquoi le PPS et le PJD détestent Driss Jettou

Driss Jettou, l’ancien Premier ministre et Premier président de la Cour des comptes, est un homme à la fois craint et détesté. Surtout de la part du PJD, le parti au pouvoir, et son allié le PPS.
Récemment, Nabil Benabdallah est revenu à la charge pour charger Driss Jettou dont le rapport sur les projets de « Al Hoceïma Manarat Al Moutawassit » a coûté leurs places à quatre ministres, fin octobre 2017, dont justement deux PPS: Benabdallah himself et Houcine Elouardi.
Mais que reprochent le chef de file des anciens communistes à Driss Jettou ? Tout simplement le fait que ses rapports ont été pris très au sérieux par le roi alors que, répète-t-il, ces rapports ne sont pas sacrés comme de la parole divine. « Nos ministres n’ont pas failli dans leurs missions », martèle Nabil Benabdallah. 
En ce point, haïr Driss Jettou, le PJD rejoint ses alliés, mais pour d’autres raisons. 
Les islamistes n’ont pas appréciés le fait que la Cour des comptes s’intéresse à la gestion de la chose locale par les maires PJD qui dirigent plusieurs villes et pas des moindres: Rabat, Casablanca, Marrakech… 
La publication des conclusions des audits des magistrats de Jettou risquent des dévoiler, etg dans le détail, ce que les Marocains savent et constatent chaque jour: confier la gestion des affaires communales aux élus du PJD n’était pas une bonne idée.
Et les prochaines élections communales en diront plus.

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