Comment Saïd Bouteflika s’est énergiquement opposé à son arrestation

Le samedi 4 mai en début d’après-midi, dans le quartier d’El Biar, une brigade d’agents de la sécurité intérieure (DSI), aux ordres du général Ahmed Gaïd Salah, entoure une maison que les habitants du quartier connaissent très bien. Il s’agit du domicile de Hadja Mansouria, défunte maman de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika, et dans lequel vit désormais Saïd Bouteflika, jadis puissant conseiller présidentiel. Les éléments de la DSI sonnent à la porte et tentent d’interpeller Saïd Bouteflika. Ce dernier, surpris, refuse d’obtempérer et s’oppose à son interpellation. Les agents de la DSI, ayant ordre de le ramener coûte que coûte à la caserne Antar, emploient alors la force et menottent un Saïd Bouteflika qui ne sait plus ce qui lui arrive.

C’est plus tard dans le sous-sol de la célèbre caserne Antar, située sur les hauteurs d’Alger, que le prestigieux prévenu passe la nuit du samedi à dimanche en compagnie des illustres généraux Mohamed Mediène et Athmane Tartag. Ces deux anciens pontes du système pendant de longues années n’auraient quant à eux opposés aucune résistance à leur arrestation.

 

 

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